Index
Fiche 1: Les arbres riverains
Fiche 2: L'élagage
Fiche 3: Les arbres têtards
Fiche 4: La végétation arbustive et buissonnante
Fiche 5: La stabilisation végétale des berges
Fiche 6 : La protection des cours d’eau en milieu agricole
Fiche 7 : Les embâcles
Fiche 8 : La gestion de la Renouée du Japon et de la Balsamine de l’Himalaya
Fiche 9 : La maladie de l’aulne
Fiche 10 : Gestion des berges et avifaune
Fiche 11 : Gestion des cours d’eau et faune piscicole
Bibliographie |
Fiche 5: LA STABILISATION VEGETALE DES BERGES (suite)
5.1. Introduction
Les techniques de végétalisation permettent de fixer et de stabiliser les berges afin de corriger des problèmes d’érosion. Ces techniques permettent également de reconstituer ou de renforcer les cordons végétaux le long des cours d’eau et de préserver au maximum le caractère naturel de ces derniers.
Ces techniques peuvent être classées en deux catégories selon leur degré de complexité : la renaturalisation des berges (bouturage, plantation et enherbement) et, pour des problèmes d’érosion importants, le génie végétal (fascine, tressage, peigne,…).
La végétalisation est à privilégier par rapport aux méthodes mécaniques (enrochements,…) qui ne seront envisagées qu’en dernier recours. En effet, ces dernières sont plus coûteuses et ne préservent pas le faciès naturel du cours d’eau.
Pour rappel, l’érosion des berges est à l’origine de nombreuses perturbations, notamment :
- un élargissement du lit et des pertes de terrain ;
- une diminution de la qualité de l’eau (augmentation de la turbidité) ;
- un envasement du lit des rivières ce qui augmente les risques de crues ;
- un appauvrissement de la biodiversité des cours d’eau (colmatage des fonds dégradant l’habitat des invertébrés, les frayères,…).
L’érosion est souvent favorisée par l’absence ou la pauvreté d’éléments ligneux, très efficaces pour fixer les berges (cf. cadre ci-dessous). En l’absence d’arbres et d’arbustes sur les berges, d’autres problèmes peuvent survenir :
- Une faible diversité biologique à cause d’une faible diversité des habitats rivulaires.
- Le développement excessif d’algues et de plantes aquatiques à cause d’un éclairement excessif du lit.
- Un faible intérêt paysager.
Les trois strates végétales (herbacée, arbustive et arborescente) participent à la stabilisation des berges mais ce sont les arbustes qui jouent le rôle le plus efficace :
- Ils ont un enracinement profond
- Ils sont moins haut et moins susceptibles d’être renversés par le vent
- Ils sont plus denses (nombre de tiges par unité de surface) et ralentissent plus facilement le ruissellement.
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