Index

Fiche 1: Les arbres riverains

Fiche 2: L'élagage

Fiche 3: Les arbres têtards

Fiche 4: La végétation arbustive et buissonnante

Fiche 5: La stabilisation végétale des berges

Fiche 6 : La protection des cours d’eau en milieu agricole

Fiche 7 : Les embâcles

Fiche 8 : La gestion de la Renouée du Japon et de la Balsamine de l’Himalaya

Fiche 9 : La maladie de l’aulne

Fiche 10 : Gestion des berges et avifaune

Fiche 11 : Gestion des cours d’eau et faune piscicole

Bibliographie

Fiche 4: LA VEGETATION ARBUSTIVE ET BUISSONNANTE

4.1. Rôles de la végétation arbustive et buissonnante


La végétation arbustive et buissonnante des bords de cours d’eau joue un rôle primordial pour la stabilisation des berges et leur protection contre l’érosion (réduction de la vitesse du courant et de la force érosive grâce aux parties aériennes en contact avec l’eau). De plus, elle constitue un abri pour la faune, joue un rôle de filtre,…

Les végétaux arbustifs sont particulièrement efficaces pour fixer les berges car :

  • ils ont un enracinement profond ;
  • ils sont moins hauts et moins susceptibles d’être renversés par le vent ;
  • ils sont plus denses (nombre de tiges par unité de surface) et ralentissent plus facilement le ruissellement.

4.2. Débroussaillage

Il est donc important de favoriser cette végétation et de proscrire un débroussaillement systématique qui appauvrit le milieu et empêche le développement de jeunes plants pouvant remplacer à terme les vieux sujets.

Des opérations de débroussaillage ne seront réalisées que dans des cas particuliers :
  • lorsque la végétation empiète sur le cours d’eau et engendre :
    • l’encombrement du lit mineur ;
    • la formation d’embâcles suite au blocage de branchages dérivants.

    Seuls les arbustes et buissons à l’origine de ces problèmes seront éliminés. Il est inutile de couper la végétation plus en retrait qui contribue à la stabilité de la berge et à la diversité biologique du milieu.
    Il est important de mentionner que les dysfonctionnements hydrauliques pouvant être engendrés par les broussailles concernent principalement les petits cours d’eau, lorsque la végétation « étouffe » le milieu (principalement les cours d’eau ayant une largeur inférieure à 3 m). Au-delà de 15 m de large, ces problèmes sont généralement insignifiants ; le gabarit hydraulique du cours d’eau est suffisant et il est inutile de pratiquer un débroussaillement.

  • lorsque la végétation rend difficile les entretiens (abattage, retrait d’embâcles,…) ou la pratique des loisirs (pêche, randonnée,…).
Attention : il est recommandé de ne pas ouvrir le milieu lorsque les berges sont envahies par la Renouée du Japon, ce qui serait favorable à cette plante indésirable.


4.3. Période de débroussaillage


Les coupes seront idéalement réalisées en dehors de la période de reproduction (mars-août).


4.4. Valorisation du produit de coupe

Il est possible de valoriser les jeunes branches coupées en les utilisant dans des techniques végétales de protection des berges : boutures, plançons, pieux,… (cf. fiche 5).